Vous recherchez une randonnée dans le Cantal capable de remplir un week-end sportif ? Je vous propose d’enchaîner deux boucles dans les Monts du Cantal, au milieu des estives, des vallées volcaniques et des crêtes panoramiques.

Le programme représente au total 41,5 kilomètres et 2 188 mètres de dénivelé positif. La première journée permet de découvrir progressivement le terrain avec une boucle de 19,3 kilomètres et 873 mètres de D+. Le deuxième jour monte clairement d’un niveau avec 22,2 kilomètres, 1 315 mètres de D+ et un point culminant à près de 1 770 mètres.

Ces deux randonnées dans le Cantal peuvent être parcourues intégralement à pied. Elles se prêtent également très bien au trail, en alternant marche active dans les montées, course sur les chemins roulants et allure contrôlée dans les descentes.

Il ne s’agit pas d’une randonnée itinérante. Les deux parcours sont des boucles indépendantes, ce qui permet de conserver le même hébergement pendant tout le séjour. Chaque matin, vous partez avec un sac léger avant de revenir à votre point de départ en fin de journée.

Voici les profils des deux itinéraires, leurs principales difficultés et mes conseils pour organiser deux jours de randonnée sportive dans le Cantal.

Deux jours de randonnée sportive dans le Cantal

J’ai choisi de commencer par le parcours le plus accessible, avant de consacrer la deuxième journée à la boucle la plus longue et la plus montagneuse.

Journée Distance Dénivelé positif Dénivelé négatif Altitude maximale
Jour 1 19,3 km 873 m 868 m 1 604 m
Jour 2 22,2 km 1 315 m 1 297 m 1 768 m
Total 41,5 km 2 188 m 2 165 m 1 768 m

Ce programme s’adresse à des randonneurs entraînés ou à des traileurs habitués aux sorties longues. Même si les distances restent raisonnables pour deux journées complètes, l’accumulation du dénivelé et la fatigue du premier jour rendent l’enchaînement exigeant.

La difficulté ne vient donc pas uniquement des chiffres. Il faut aussi être capable de repartir le lendemain avec les jambes déjà sollicitées, notamment après les longues descentes de la première boucle.

Pourquoi randonner dans le Cantal ?

Randonner dans le Cantal, c’est évoluer au cœur d’un immense massif volcanique façonné par l’érosion. Les anciens reliefs ont laissé place à des vallées profondes, des plateaux d’altitude, des cols et des lignes de crête qui rayonnent autour des principaux sommets.

Le paysage est très différent de celui des Alpes ou des Pyrénées. Les sommets sont moins élevés, mais les itinéraires ne sont pas forcément plus faciles. Les pentes peuvent être longues, les vallées encaissées et les passages sur les crêtes particulièrement exposés au vent. La vue porte sur une succession de puys arrondis, de vallons verdoyants et de sommets volcaniques.

Ce terrain est particulièrement intéressant pour les sportifs. Les chemins pastoraux permettent souvent de courir, tandis que les montées plus raides invitent naturellement à marcher. Il est ainsi possible de construire une sortie dynamique sans chercher à courir en permanence.

Les deux parcours présentés ci-dessous offrent un bon aperçu de cette diversité. Le premier est relativement roulant et progressif. Le second se rapproche davantage d’une véritable sortie de montagne, avec une longue ascension, plusieurs passages au-dessus de 1 600 mètres et une importante descente finale.

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Jour 1 : une boucle de 19,3 km et 873 m de D+

La première journée constitue une excellente introduction à la randonnée dans le Cantal. Avec 19,3 kilomètres et 873 mètres de dénivelé positif, elle reste sportive, mais son profil est plus accessible que celui du lendemain. (Visualisez le parcours ici.)

Le départ se situe à environ 1 240 mètres d’altitude. Les six premiers kilomètres sont vallonnés, sans présenter de montée très longue. L’altitude évolue principalement entre 1 180 et 1 250 mètres.

Cette première partie permet d’échauffer progressivement les jambes et de trouver son rythme. Le parcours traverse des secteurs ouverts, des chemins ruraux et des zones de pâturage caractéristiques des Monts du Cantal. Le point d’orgue se trouve au sommet du Puy Violent puis dans la brèche d’Enfloquet.

Par beau temps, l’impression d’espace est immédiate. Les reliefs sont suffisamment ouverts pour observer les crêtes environnantes et anticiper une partie de l’itinéraire.

Une montée principale entre les kilomètres 6 et 10

La véritable ascension commence après environ six kilomètres. Le parcours gagne alors régulièrement de l’altitude pendant près de quatre kilomètres.
Cette montée représente approximativement 380 mètres de gain vertical. Elle conduit à un premier point haut situé autour de 1 585 mètres d’altitude (le Puy Violent).

En randonnée, l’objectif est de maintenir une allure régulière sans multiplier les arrêts. En trail, il est préférable de passer rapidement à la marche active dès que la pente devient importante. Courir à tout prix dans une longue montée entraîne souvent une dépense énergétique importante pour un gain de temps limité.

Une fois sur les hauteurs, le profil devient plus irrégulier. La trace alterne petites descentes, traversées et courtes remontées. Un second point culminant permet d’atteindre environ 1 604 mètres d’altitude vers le douzième kilomètre (la brèche d’Enfloquet).

Cette partie est agréable à parcourir en courant lorsque le sol est sec. Les pentes sont moins prononcées et les chemins permettent de relancer. Il faut néanmoins rester attentif aux pierres, aux zones humides et aux changements rapides de terrain.

Une longue descente avant la remontée finale

Après le deuxième point haut, le parcours entame une longue descente. Sur près de cinq kilomètres, l’altitude diminue progressivement pour atteindre environ 1 050 mètres.

Sur un profil, cette section peut sembler facile. Elle sollicite pourtant fortement les quadriceps et demande de conserver de la précision dans les appuis.

En trail, mieux vaut adopter une foulée courte et relâchée plutôt que de chercher à gagner quelques minutes. Le but est de terminer la première journée avec suffisamment de fraîcheur musculaire pour profiter pleinement de la boucle du lendemain.

La dernière difficulté arrive après environ 18 kilomètres. Alors que le départ paraît proche, il reste encore près de 200 mètres de dénivelé à gravir. Cette remontée finale constitue un bon test de gestion de l’effort. Elle est relativement courte, mais elle se fait sentir après plusieurs heures de déplacement. Si vous l’abordez complètement épuisé, vous êtes probablement parti trop vite pendant la première partie de la journée.

Combien de temps prévoir pour cette randonnée ?

J’ai parcouru cette boucle en environ 2 h 51 de déplacement, pour un temps total proche de 2 h 54. Ce temps correspond à une pratique dynamique, en alternant marche et course à pied.
Pour une randonnée pédestre dans le Cantal à allure classique, il est plus prudent de prévoir entre cinq et six heures. Cette estimation dépend évidemment du niveau du groupe, de l’état du terrain et de la durée des pauses.

Cette première boucle convient aux randonneurs habitués aux sorties de 15 à 20 kilomètres, ainsi qu’aux traileurs recherchant un itinéraire de moyenne montagne assez roulant.
Son ratio d’environ 45 mètres de D+ par kilomètre reste raisonnable pour le secteur. Elle constitue donc une préparation idéale avant le parcours beaucoup plus vertical du deuxième jour.

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Jour 2 : une boucle de 22,2 km et 1 315 m de D+

La deuxième journée est le morceau de choix de ce week-end de randonnée dans le Cantal.
Avec 22,2 kilomètres, 1 315 mètres de dénivelé positif et un point culminant à environ 1 768 mètres, la boucle présente un profil nettement plus montagneux. (Téléchargez le circuit ici.)

Le ratio approche 59 mètres de D+ par kilomètre. Sur le terrain, cela se traduit par une longue montée, plusieurs passages sur les hauteurs et une descente finale de plus de six kilomètres.

Le départ se situe autour de 1 108 mètres d’altitude. Pourtant, le parcours ne commence pas par une montée. Les premiers kilomètres descendent progressivement jusqu’à environ 970 mètres.
Cette entrée en matière peut être trompeuse. Les jambes sont fraîches et la progression paraît facile, mais chaque mètre perdu devra ensuite être regagné.

Une ascension de près de huit kilomètres

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La montée principale commence aux alentours du deuxième kilomètre. Elle se poursuit presque sans interruption jusqu’au kilomètre 10.

Dans un premier temps, le sentier gagne régulièrement de l’altitude entre les vallées, les secteurs boisés et les pâturages. Le paysage s’ouvre progressivement à mesure que l’on rejoint les estives.
Les arbres deviennent moins présents et la vue sur les reliefs volcaniques prend de l’ampleur.

Entre les kilomètres 7 et 10, le parcours évolue davantage sur les hauteurs et atteint près de 1 700 mètres au Puy de la Tourte.
Après plusieurs kilomètres de montée, l’arrivée sur les crêtes procure une véritable sensation de récompense. Le regard porte alors sur les vallées du massif et sur les sommets voisins.

En mode trail, cette ascension doit être abordée avec patience. Il est inutile de vouloir courir dans les passages les plus raides. Une marche active, régulière et économique permet d’arriver sur les hauteurs sans avoir épuisé ses réserves.

Une succession de crêtes et de sommets

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Atteindre le premier point haut ne signifie pas que les principales difficultés sont terminées.
Entre les kilomètres 10 et 16, le profil devient très vallonné. Le tracé alterne descentes, traversées et nouvelles montées.
Une première perte d’altitude ramène le parcours autour de 1 500 mètres. Il faut ensuite remonter vers la brèche de Rolland proche de 1 680 mètres, perdre à nouveau un peu de hauteur, puis fournir un dernier effort pour atteindre le point culminant de la journée, autour de 1 768 mètres, le fameux Puy Mary.

Cette succession de montées et de descentes est l’une des principales difficultés de la boucle. Après une longue ascension, les jambes doivent encore absorber plusieurs changements de rythme.
Mentalement, il vaut mieux considérer le chemin de l’Impradine et la section de crête comme une succession de petites étapes plutôt que comme un trajet direct vers le sommet final.

Le parcours évolue dans le secteur des hauts reliefs du massif cantalien, à proximité du Puy Mary et de plusieurs sommets voisins. Le paysage devient plus minéral et plus spectaculaire : vallées profondes, lignes de crête, pâturages inclinés et reliefs volcaniques.

Par temps clair, cette portion offre les plus beaux panoramas du week-end. Par mauvais temps, elle peut au contraire devenir la zone la plus délicate. Le vent, le brouillard et la pluie modifient rapidement les conditions sur les hauteurs.

Une descente finale longue et exigeante

Une fois le point culminant franchi, il reste encore plus de six kilomètres pour rejoindre le départ. Vous pouvez faire une pause à l’Auberge au pied du Puy Mary pour déguster une tarte à la myrtille, par exemple.

Le profil est majoritairement descendant, avec une perte d’altitude proche de 650 mètres. Cette descente constitue une difficulté à part entière. Après deux jours d’effort, les muscles peuvent manquer de fraîcheur. Les appuis deviennent moins précis, la vigilance diminue.

En randonnée, les bâtons apportent un véritable confort en soulageant les genoux et les quadriceps. En trail, il faut résister à la tentation de descendre trop vite dès les premiers mètres.

Une allure maîtrisée permet de conserver de la lucidité jusqu’à la fin. Il est préférable de perdre quelques minutes plutôt que de terminer la sortie avec des douleurs.

J’ai effectué cette boucle en environ 3 h 46 de déplacement, pour un temps total de 4 h 24. Les pauses ont été plus nombreuses que pendant la première journée, notamment sur les hauteurs.

Pour une randonnée classique, il faut prévoir entre sept et huit heures selon le niveau, la météo et la durée des arrêts.

Comment gérer 41,5 km et 2 188 m de D+ en deux jours ?

La principale difficulté d’un tel week-end ne correspond pas uniquement à la somme des kilomètres. Le véritable défi consiste à repartir le deuxième matin avec la fatigue musculaire de la veille.
Pendant la première journée, conservez une intensité confortable. Même si certaines portions donnent envie d’accélérer, il vaut mieux terminer avec une marge.

Après la sortie, mangez rapidement un repas contenant des glucides, des protéines et suffisamment de sel. Réhydratez-vous progressivement pendant toute la fin de journée. Évitez également de rester totalement immobile pendant plusieurs heures. Quelques minutes de marche douce peuvent aider à relâcher les jambes.

Le deuxième matin, prenez le temps de vous échauffer. Les premiers kilomètres descendants ne doivent pas être parcourus trop rapidement. La longue montée qui suit impose immédiatement de gérer son énergie.

Pendant les deux randonnées, mangez régulièrement avant de ressentir la faim. Une prise alimentaire toutes les 40 à 50 minutes constitue une base simple. Barres, fruits secs, compotes, sandwiches ou aliments salés peuvent être alternés selon vos habitudes.

La quantité d’eau dépendra fortement de la température et des possibilités de ravitaillement. Ne partez pas en supposant que vous trouverez forcément une source potable sur le parcours. Il n’y en a pas.

Quel équipement emporter ?

Pour ces deux randonnées dans le Cantal, je recommande :

  • des chaussures de trail ou de randonnée avec une bonne accroche ;
  • un sac de 8 à 15 litres ;
  • une réserve d’eau suffisante ;
  • de la nourriture adaptée à plusieurs heures d’effort ;
  • une veste imperméable et coupe-vent ;
  • une couche chaude légère ;
  • une couverture de survie ;
  • un téléphone chargé ;
  • une montre GPS ou une application contenant la trace ;
  • une batterie externe pour les longues journées ;
  • une petite trousse de premiers secours ;
  • des bâtons si vous avez l’habitude de les utiliser.

Même lorsque la météo paraît favorable au départ, une protection contre la pluie et le vent reste indispensable. Les passages en altitude sont exposés et les conditions peuvent être très différentes de celles observées dans la vallée.

La navigation mérite également une attention particulière. Une partie de l’itinéraire peut emprunter des sentiers balisés, mais il ne faut pas compter uniquement sur les marques de peinture.

Téléchargez la trace avant le départ et conservez une carte hors ligne sur votre téléphone. Une carte IGN du secteur constitue une sécurité supplémentaire.

Quelle est la meilleure période pour randonner dans le Cantal ?

La période la plus agréable s’étend généralement de la fin du printemps au début de l’automne, lorsque les sentiers d’altitude sont dégagés.
En début de saison, après de fortes pluies, certaines portions deviennent boueuses et glissantes.
L’été offre de longues journées, mais la chaleur peut être importante dans les vallées. Sur les crêtes, le vent peut au contraire faire rapidement baisser la température ressentie.

Le début de l’automne peut offrir de très belles conditions, avec une lumière plus douce et des températures agréables. Les journées sont cependant plus courtes et nécessitent une organisation plus précise.

Avant de partir, consultez les prévisions pour les sommets et pas seulement pour la ville la plus proche. En cas d’orage annoncé, il est préférable de modifier ou d’annuler la sortie. Les longues portions de crête offrent peu de protection.

Où loger pour ce week-end randonnée ?

Comme les deux parcours sont des boucles, vous pouvez réserver un seul hébergement pour l’ensemble du séjour. Pour mon séjour, j’ai choisi de séjourner dans les chambres d’hôte Le Sagranier à Salers.

Le plus pratique est de choisir un point de chute dans les Monts du Cantal, à une distance raisonnable des deux départs. Un gîte, une chambre d’hôtes ou un petit hôtel facilite la récupération entre les deux journées. Le lendemain, si vous ne pouvez pas accéder à la salle de bain de votre logement, le camping de Salers vous propose d’accéder à leurs douches pour 1,5 euros.

Vérifiez la possibilité de prendre un petit-déjeuner tôt, de dîner sur place ou de trouver un restaurant à proximité. Pour déguster des bons plats du Cantal en toute simplicité et authenticité, je vous conseille l’Auberge du Pont à Saint Projet de Salers.

Mon avis sur ces deux randonnées dans le Cantal

Cet enchaînement constitue une excellente micro-aventure pour les sportifs qui veulent découvrir le massif cantalien autrement. En seulement deux jours, les deux boucles permettent d’explorer des profils complémentaires.

Le premier parcours est plus roulant et plus progressif. Il permet de découvrir les estives, de courir sur plusieurs portions et de prendre ses repères sur le terrain.

Le deuxième est plus sauvage, plus vertical et plus spectaculaire. La longue montée, les passages successifs sur les crêtes et le point culminant proche de 1 770 mètres lui donnent un véritable caractère montagnard.

Au total, les deux journées représentent 41,5 kilomètres et 2 188 mètres de dénivelé positif. La charge est importante, mais elle reste accessible à une personne entraînée qui sait gérer son allure.

Ce format est une belle alternative aux itinérances classiques. Vous conservez le confort d’un hébergement fixe tout en réalisant deux grandes journées au milieu des paysages volcaniques.

Que vous choisissiez de marcher ou d’alterner randonnée et course à pied, ne sous-estimez pas le terrain. Partez préparé, adaptez votre rythme aux conditions et gardez du temps pour observer les paysages.

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Author

Bonjour ! Je suis Loïc, l'auteur passionné qui rédige tous les récits de voyage et les guides de ce blog. L'aventure, c'est ma devise : plusieurs fois par an, je parcours le monde, du trek en montagne à la découverte des villes... toujours avec mes chaussures de running dans le sac ! Vous trouverez ici mes meilleurs conseils, astuces et bons plans pour voyager et rester actif, même à l'autre bout du monde. Prêt à explorer et à courir ?

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