J’ai pris le départ de la PDA du Val d’Aran by UTMB 2026, l’une des courses phares de l’événement UTMB World Series. Avec ses 55 kilomètres et ses 3 300 mètres de dénivelé positif, cette épreuve promet une immersion totale dans le décor exigeant de l’ultra trail dans les Pyrénées. Au programme : des sommets vertigineux, des lacs d’altitude cristallins, une ferveur espagnole unique et un terrain technique qui met les jambes à rude épreuve.
Je n’étais pas seul dans cette aventure de la PDA 50K by UTMB (acronyme de Peades d’Aigua). J’ai couru avec deux amis, Fernand et Étienne. Nous avions décidé, à l’approche de la course, de partir ensemble et d’arriver ensemble.
Pour placer le plaisir avant la performance : Aucun objectif, aucun chrono à aller chercher, aucun classement à défendre. La stratégie était donc claire : avancer au rythme de celui qui allait le moins bien sur le moment, s’attendre en haut des montées, s’attendre en bas des descentes, prendre le temps aux ravitaillements, rire, discuter, profiter… bref, vivre cette journée comme une grande rando-trail après ma première expérience au Trail 100 Andorra by UTMB.
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Pourquoi choisir la PDA du Val d’Aran by UTMB ?

Nous avons choisi cette course pour un mélange de raisons sportives, pratiques et presque touristiques. Depuis Brive-la-Gaillarde, le Val d’Aran reste relativement accessible. Il faut compter environ 4 à 5 heures de route, ce qui permet d’organiser un week-end trail sans poser une semaine complète de vacances.
La PDA nous attirait aussi pour son format. Sur le papier, 55 km et 3 300 m D+, c’est déjà sérieux, mais cela reste plus abordable que les formats très longs du Val d’Aran by UTMB comme la VDA ou la CDH. C’est une course de montagne, exigeante, mais qui peut se courir en mode gestion si l’on accepte de laisser le chrono de côté.
Il y avait aussi l’envie de découvrir une nouvelle destination. Je ne connaissais pas le Val d’Aran avant cette course. Je n’avais pas lu beaucoup de récits, je n’avais pas d’image précise en tête, seulement cette idée d’un parcours trail dans les Pyrénées avec des lacs, de la haute montagne, des villages de pierre et une ambiance UTMB.
Enfin, la PDA 2026 est une événement “Major” qui attribue 4 Running Stones, un détail qui peut compter pour les coureurs qui souhaitent, à moyen terme, se projeter vers les finales du circuit UTMB World Series.
Pour les informations officielles, le plus simple reste de consulter la page officielle de la PDA Val d’Aran by UTMB, notamment pour le parcours, les horaires, les barrières, le règlement, la trace GPX et la liste du matériel obligatoire.
Notre organisation depuis la France
Nous sommes partis de Brive-la-Gaillarde la veille au matin, tous les trois en covoiturage. L’idée était d’arriver suffisamment tôt dans la vallée pour poser nos affaires, prendre possession du logement, retirer les dossards à Vielha, puis profiter un peu du coin sans se fatiguer inutilement.
Le trajet entre Brive et Aubert nous a pris environ 4 à 5 heures. Nous avons fait une pause à mi-route, vers Toulouse, sur une aire de repos, pour déjeuner et prendre un café. Nous sommes arrivés à Aubèrt vers 11 h 30. C’était parfait pour prendre le temps de s’installer dans le logement avant de repartir vers Vielha pour le retrait des dossards.
Pour quelqu’un qui prépare le Trail du Val d’Aran by UTMB, le covoiturage est clairement une bonne option si l’on vient du sud-ouest ou du centre de la France. Cela permet de partager les frais, de transporter facilement le matériel, de rester flexible sur les horaires et d’éviter le stress des correspondances. En revanche, pendant l’événement, il faut bien anticiper les déplacements, notamment grâce aux navettes mises en place par l’organisation.
Hébergement Val d’Aran UTMB : notre choix à Aubèrt

Pour notre hébergement pour le Val d’Aran by UTMB, nous avons d’abord cherché du côté de Vielha, ce qui semble être le choix le plus pratique sur le papier. C’est le cœur de l’événement, le lieu d’arrivée, le village UTMB, les restaurants, les animations… la ville la plus grande aussi. Mais, les logements disponibles pour 3 personnes à Vielha à 3 mois avant la course étaient déjà peu nombreux, trop chers ou pas adaptés à nos besoins.
Nous avons donc réservé une maison à Aubèrt, un petit village situé à environ 4 km avant Vielha, sur la route principale.
Nous avons loué une maison via Airbnb avec 3 chambres, donc une chambre par personne, 2 salles de bains, une cuisine, un canapé et un parking couvert fermé. Le prix était de 264,29 € pour 2 nuits (88€ par personne), ce qui est très correct à trois pendant un événement UTMB.
Le fait d’avoir chacun sa chambre a été un vrai confort. Le logement était agréable, calme et bien placé. Nous avons pu cuisiner la veille au soir : pâtes, poulet, jambon serrano, fruits. Simple, efficace, rassurant.
Avec le recul, dormir à Vielha aurait été encore plus pratique pour l’ambiance et l’arrivée, mais Aubèrt était un très bon compromis. Je recommande clairement ce village à ceux qui cherchent un logement plus calme et souvent plus accessible financièrement.
En revanche, il faut réserver tôt. Sur un événement comme le Val d’Aran UTMB, les logements partent vite, surtout les hébergements bien placés autour de Vielha. Deux nuits suffisent pour courir, mais une troisième nuit aurait été agréable pour mieux récupérer et profiter davantage de la vallée. Si c’était à refaire, j’essaierais probablement de rester une nuit de plus pour faire quelques balades tranquilles après la course.
Retrait des dossards à Vielha et ambiance UTMB

Après avoir posé nos affaires à Aubèrt, nous sommes allés à Vielha pour retirer les dossards. Nous sommes arrivés vers 12 h 30 et il nous a fallu environ 30 minutes pour récupérer nos dossards dans le village UTMB.
Il n’y a pas eu de contrôle strict du matériel obligatoire à ce moment-là. En revanche, l’organisation indique bien que chaque coureur doit avoir l’ensemble du matériel obligatoire pour le Val d’Aran UTMB avec lui pendant toute la course, et que des contrôles peuvent avoir lieu.
L’ambiance à Vielha était à la fois festive et commerciale. Beaucoup de stands de marques, beaucoup de coureurs, beaucoup de Français aussi. On sentait clairement que l’on était sur un gros événement trail. Le village UTMB donne tout de suite une dimension particulière à la course : arches, exposants, sacs de trail, chaussures, bâtons, casquettes, discussions sur les distances, profils, météo, ravitos.
Après le retrait des dossards, nous avons mangé dans Vielha, puis nous sommes partis visiter quelques villages situés un peu plus loin dans la vallée.
Le système de navettes UTMB : pratique, mais à anticiper
L’un des gros avantages de notre logement à Aubèrt, c’est que la navette UTMB passait juste devant la maison.
Le matin de la course, l’arrêt était prévu à 5 h 50, pour un départ à 7 h à Salardú. Le bus a eu quelques minutes de retard, mais rien d’inquiétant. Nous sommes arrivés largement dans les temps à Salardú. L’ambiance dans la navette était plutôt calme. À cette heure-là, personne ne parle trop fort. Chacun pense à sa journée, vérifie mentalement son sac, son alimentation, ses flasques, ses bâtons.
Point très important : il faut réserver sa place dans la navette quelques jours avant la course depuis son espace coureur. La place est gratuite, mais la réservation est nécessaire. En général, l’organisation envoie un e-mail pour prévenir quelques jours avant la course.
Pour le retour après l’arrivée, des navettes sont normalement prévues toutes les heures pour rejoindre les différents villages de la vallée. De notre côté, nous avons préféré prendre un taxi afin de rentrer plus rapidement au logement. Cela nous a coûté 10 € par personne (prévoir des espèces).
Vous l’avez compris, le départ et l’arrivée de la course PDA 50K Val d’Aran by UTMB ne sont pas au même endroit. Il y a donc une petite logistique à prévoir.
Compte-rendu de la course PDA 50K Val d’Aran by UTMB
Le matin de course : réveil à 4 h 15
Le réveil a sonné à 4 h 15. Je n’avais pas très bien dormi, ce qui n’est pas surprenant avant ce type de course. Même sans objectif chrono, on sait que la journée va être longue. Il y a toujours une forme d’appréhension.
Les sacs étaient prêts depuis la veille, ce qui évite de trop réfléchir au réveil. Le petit-déjeuner était complet : smoothie protéiné, thé, bananes, pain-confiture, compote. L’objectif était de partir avec de l’énergie, sans surcharger l’estomac.
À 5 h 50, nous étions devant le logement pour prendre la navette. Il faisait frais, mais pas froid. J’avais mon K-way, ce qui suffisait pour patienter confortablement. À Salardú, nous avons eu le temps de nous préparer tranquillement. Nous sommes entrés dans le sas environ 25 minutes avant le départ. Nous étions dans la première vague, celle de 7 h. Il y avait environ 500 coureurs par sas. Musique, speaker espagnol, compte à rebours : l’ambiance montait progressivement pour nous préparer à un profil de course difficile !

Départ à Salardú : une belle ambiance et un rythme naturellement contenu


Le départ de la PDA à Salardú est très agréable. On traverse d’abord le village dans une belle ambiance, avec les encouragements, la musique, les spectateurs, puis on prend progressivement la direction des montagnes.
Les premiers kilomètres se sont faits en file indienne. Finalement, c’était une bonne chose. Sur ce genre de course, le danger est de partir trop vite, porté par l’ambiance et le flux de coureurs. Là, le terrain et la densité du peloton nous ont obligés à rester tranquilles. C’était exactement ce qu’il nous fallait.
Le parcours du Val d’Aran by UTMB PDA 50K : une vraie course de haute montagne

Le parcours du Val d’Aran by UTMB de la PDA est exigeant. Ce n’est pas seulement une question de distance ou de dénivelé. C’est l’enchaînement des montées, l’altitude, les descentes longues, les portions techniques, les changements de rythme et la durée d’effort qui rendent la course difficile.
Selon moi, deux sections concentrent une grande partie de la difficulté :
- La première grosse difficulté arrive après le ravitaillement de Colomèrs, en direction du Tuc de Salana. Entre le kilomètre 24 et le kilomètre 27,5 environ, on prend environ 600 m de D+ sur 6 km avec des passages de 150 m à 50%. À ce moment-là, on est déjà bien entré dans la course, mais il reste encore beaucoup à faire. Il faut donc monter sans se cramer.
- La deuxième, et probablement la plus dure, arrive après Arties, avec l’ascension vers le Tuc de Meddia. Là, on parle d’environ 1 200 m de D+ sur 8 km, entre le kilomètre 40 et le kilomètre 48. C’est tard dans la course, les jambes sont déjà bien marquées, et mentalement il faut accepter que la dernière grosse montée arrive très loin dans l’effort. Nous avons mis près de 2 heures pour faire ces 8 km !
Les descentes qui suivent ces deux ascensions sont elles aussi difficiles. Elles sont longues, raides, avec un fort pourcentage de pente. Personnellement, elles m’ont fait mal aux orteils à force de taper dans le bout des chaussures.
C’est un point à ne pas négliger : sur un parcours de trail dans les Pyrénées comme celui-ci, les montées impressionnent sur le profil, mais les descentes peuvent faire autant, voire plus de dégâts. D’ailleurs, le parcours du PDA 50K Val d’Aran by UTMB a la particularité d’avoir un dénivelé négatif supérieur au dénivelé positif !
Entre Banhs de Tredòs et Colomèrs : le plus beau passage de la course


Mon plus beau souvenir visuel se situe entre le ravitaillement de Banhs de Tredòs et Colomèrs. Cette partie est magnifique. On court de lac d’altitude en lac d’altitude dans le cirque de Colomèrs, avec des couleurs incroyables, des reflets, des rochers, des névés, de l’eau partout.
C’est aussi un moment où l’on est encore suffisamment frais pour apprécier. On n’est plus dans l’euphorie du départ, mais pas encore dans la survie de fin de course. On peut lever la tête, regarder autour, prendre conscience de l’endroit où l’on se trouve.


Le passage au Còth de Pòdo, à 2 591 m d’altitude, est impressionnant. On monte au milieu d’énormes rochers, avec quelques passages dans la neige. Ce n’était pas une neige dangereuse dans nos conditions, mais cela renforçait vraiment l’impression de haute montagne.
J’ai ressenti de légers maux de tête lorsque j’étais au-dessus de 2 000 m d’altitude. Rien d’alarmant, mais suffisamment pour me rappeler que l’altitude peut jouer, même sur un format de 55 km. C’est un point à considérer pour ceux qui préparent et veulent faire la PDA.
La dernière descente vers Vielha : longue, raide et traumatisante
L’arrivée à Vielha se mérite. Avant de retrouver le goudron et la foule, il faut encaisser une dernière descente d’environ 6,8 km. Sur le papier, on pourrait se dire que ce n’est “que de la descente”. Dans les faits, après plus de dix heures d’effort, c’est très dur.
Les pourcentages sont raides, les cuisses sont fatiguées, les pieds tapent, les orteils souffrent. On freine inconsciemment, on contracte les muscles au lieu de rester relâché, et chaque appui devient plus coûteux. Personnellement, cette dernière descente m’a fait mal.
D’ailleurs, nous avions, tous les trois, du mal à nous relâcher et à vraiment profiter. À ce moment-là, l’envie principale était de voir Vielha, de sentir que la fin approchait, de sortir de cette pente.
Le dernier kilomètre dans le village est plus simple. On retrouve le goudron, ce qui est moins traumatisant. La foule encourage, les spectateurs tapent dans les mains, l’ambiance redonne un peu d’allant. Après cette descente éprouvante, l’arrivée dans Vielha fait du bien.
Arrivée à Vielha : 11 h 30 min 37 s
Nous avons terminé la course PDA 50K Val d’Aran by UTMB en 11 h 30 min 37 s, à la 994e place au classement général. Ce chrono et ce classement sont anecdotiques pour nous. Nous n’étions pas venus chercher une performance. Nous étions venus pour vivre une aventure, profiter des paysages, gérer nos pépins physiques et arriver ensemble. Et de ce point de vue, l’objectif a été rempli.
L’arrivée a surtout été un soulagement. Après la dernière descente, nous étions tous contents de voir la ligne. C’est une émotion assez simple, mais très forte : la satisfaction d’avoir tenu, d’avoir respecté l’esprit fixé au départ, de ne pas avoir laissé quelqu’un derrière, de terminer cette journée comme nous l’avions commencée.
La PDA aura duré 11 h 30 pour nous. Plus qu’une course, elle a pris les traits d’une grande et belle journée de montagne partagée. Il y a eu des moments durs, bien sûr, mais ils ont été balayés par des rires, des blagues, des discussions. Finalement, n’est-ce pas bien meilleur que de courir les yeux rivés sur la montre, à la poursuite d’un chrono, d’une performance brute ou de points d’index UTMB ? C’est précisément cette aventure humaine que je retiendrai.
Conseils pour l’ultra-trail Val d’Aran by UTMB
Matériel obligatoire et équipement conseillé pour la PDA 50K
La question du matériel obligatoire pour le Val d’Aran by UTMB est à prendre au sérieux. Même si nous n’avons pas eu de contrôle strict le jour de notre course, le règlement prévoit la possibilité de vérifications pendant l’épreuve. Il faut donc partir avec l’ensemble du matériel demandé et consulter la liste officielle avant le départ, car elle peut évoluer selon les années et les conditions.
Lors de notre édition, les conditions étaient idéales : environ 15 °C le matin, jusqu’à 25 °C l’après-midi, grand soleil, peu de vent. Je n’ai pratiquement pas eu besoin d’utiliser mon matériel obligatoire exceptés les gants en début de course en altitude. Mais en montagne, cela ne veut rien dire. Le Val d’Aran peut très vite changer de visage et les éditions précédentes sont là pour le rappeler.
Au-delà du matériel obligatoire, je recommande vraiment :
- des bâtons, surtout pour la deuxième moitié de course ;
- une casquette avec protège-nuque ;
- de la crème solaire ;
- des lunettes de soleil ;
Les bâtons ne m’ont pas semblé indispensables en début de course, car les premières ascensions sont moins raides. En revanche, dans les deux dernières grosses montées, ils deviennent très utiles. Si je devais donner un conseil simple : ne les prenez pas seulement “au cas où”. Apprenez à les utiliser avant, car sur la PDA, ils peuvent vraiment soulager les jambes.
La liste de matériel obligatoire est assez conséquente pour un trail de 50K. Aussi, pensez à bien vous organiser à l’avance pour réussir à stocker tout votre équipement. Je vous conseille d’avoir un sac de trail d’au moins 12L. Si les prévisions météo sont mauvaises, pensez à ranger votre matériel dans des sacs de congélations zippés pour les garder au sec.
Nutrition : ce qui a bien fonctionné pour moi
Sur cette course, ma nutrition s’est très bien passée. J’ai mangé environ toutes les heures : barres de céréales, fruits, fruits secs, gels, avec une alternance entre sucré et salé pour éviter l’écœurement.
J’ai aussi bu environ 1 litre d’eau entre chaque ravitaillement. Avec la météo ensoleillée et les températures montant jusqu’à 25 °C, c’était nécessaire. En combinant un rythme modéré, une bonne hydratation et une alimentation régulière, je n’ai jamais eu de sensation de faim ou de soif. Je ne me suis jamais senti en vraie difficulté.
Aux ravitaillements, nous prenions notre temps. Nous mangions, nous buvions, nous remplissions les flasques, nous remettions de la crème solaire. Ce temps-là peut sembler perdu si l’on vise un chrono, mais dans notre logique de rando-trail, il faisait partie de la stratégie.
La fin de course réserve souvent les plus gros défis. Après plus de dix heures d’effort, s’alimenter correctement dans les derniers kilomètres peut devenir un challenge. C’est un phénomène classique sur une épreuve aussi longue : avec la fatigue accumulée, l’estomac a tendance à se fermer et la lassitude gastrique s’installe.
Pour y faire face, la clé réside dans l’anticipation et l’adaptation : alternez le sucré et le salé pour éviter la saturation. Au fil des heures de course, délaissez le solide au profit de liquides chauds et salés (le bouillon de ravitaillement est un vrai remède miracle), de compotes ou de purées, bien plus faciles à assimiler pour un organisme fatigué.
Que faire dans le Val d’Aran avant ou après les courses UTMB ?
Découvrir Les villages de Arties et Bagergue


Le village de Arties est vraiment charmant, avec ses maisons en pierre, ses ruelles, ses restaurants, son ambiance de village pyrénéen élégant et vivant.
Nous n’y avons pas fait une grande randonnée, simplement une visite tranquille. Cela nous a permis de nous mettre dans l’ambiance sans entamer les jambes. Pour les coureurs comme pour les accompagnants, Arties mérite clairement un arrêt. C’est aussi un bon exemple de visite facile à intégrer dans un week-end autour du Val d’Aran by UTMB.
Perché à 1 419 mètres d’altitude, Bagergue est le plus haut village habité du Val d’Aran et détient fièrement le label des Plus Beaux Villages d’Espagne. Vous pouvez également aller découvrir son architecture aranaise traditionnelle, caractérisée par des maisons de pierre robuste, des toits d’ardoise sombre et des balcons en bois fleuris qui animent les ruelles pavées à la belle saison.
Bagergue est une halte incontournable pour les amateurs d’authenticité, de randonnée et de grands espaces montagnards.
Déjeuner dans un restaurant typique
Après l’arrivée, nous avons dîné au restaurant Eth Cerer, situé à environ 25 minutes d’Aubert. C’était une très bonne adresse pour terminer la journée.
Le menu était à 24,50 €, avec entrée, plat et dessert. Plusieurs choix étaient proposés, l’ambiance était conviviale, le personnel sympathique et le rapport qualité-prix très correct.
Après une course comme la PDA, le repas du soir a une saveur particulière. On refait la course, on reparle des montées, des descentes, des coups de chaud, des coups de mou, des ravitos, des passages magnifiques. On réalise aussi progressivement ce que l’on vient de faire.
Visiter Saint-Bertrand-de-Comminges sur la route du retour


Le lendemain de la course, nous avons pris la route du retour vers la France. Nous avons fait une étape à Saint-Bertrand-de-Comminges, à environ 50 minutes d’Aubèrt, ce qui en fait une halte intéressante sur le chemin.
Le village est très joli, perché, avec ses ruelles, ses boutiques et les extérieurs de la cathédrale. Malheureusement, la cathédrale était fermée pour restauration de sa toiture lors de notre passage. Nous n’avons donc pas pu la visiter, mais la promenade dans le village valait quand même le détour.
Je recommande cette étape si vous rentrez vers la France après le Val d’Aran. Cela permet de ne pas enchaîner directement course, voiture, retour maison, et de garder une dimension voyage autour de l’événement.
Mon avis final sur la PDA 50K du Val d’Aran by UTMB


La PDA est une très belle course. Exigeante, spectaculaire, bien organisée, avec une ambiance chaleureuse et un parcours qui marque les jambes autant que les yeux.
Les bénévoles étaient accueillants, présents, aux petits soins. Dans les passages de sommets, les encouragements “Ánimo !” revenaient souvent. Ce mot finit par rester dans la tête.
La traversée des villages apporte aussi beaucoup. À Arties, notamment, l’ambiance était très animée. Les spectateurs encouragent les coureurs par leurs prénoms, inscrits sur les dossards. Après plusieurs heures d’effort, entendre son prénom dans un village, sentir que les gens sont là pour vous pousser, cela redonne un vrai coup d’énergie.
Je recommande la PDA du Val d’Aran by UTMB à des coureurs qui ont déjà une expérience du trail long ou de la montagne. Pour un premier 50K, elle peut être accessible si l’on est bien préparé, prudent et capable de gérer le dénivelé. Mais il ne faut pas la prendre à la légère. Les 55 km sont denses, et les 3 300 m D+ ne disent pas tout de la difficulté réelle du terrain. C’est quand même l’une des courses les plus dures que j’ai réalisé.
Si vous envisagez de vous inscrire sur le Trail PDA du Val d’Aran UTMB, préparez-vous à affronter un terrain montagnard authentique, rude et technique, mais la récompense visuelle et l’ambiance catalane en valent chaque goutte de sueur. Prenez soin de votre préparation articulaire, soignez votre logistique d’hébergement autour de Vielha et élancez-vous avec humilité face à ce grand terrain de jeu !
