Chaque année, je pars depuis la Corrèze avec un ami pour un vélotrip construit autour d’une activité ou d’une découverte. L’année dernière, notre parcours nous avait conduits jusqu’à Laguiole pour visiter une coutellerie. Cette année, direction Clermont-Ferrand avec un objectif bien précis : assister à un match de l’ASM au stade Marcel-Michelin.
Au programme : rejoindre Clermont à vélo le samedi, profiter du match et d’une bonne truffade, puis reprendre la route le dimanche à travers le massif du Sancy.
Bilan du week-end : 261 kilomètres et 4 909 mètres de dénivelé positif en deux jours. Un beau prétexte pour mêler vélo, paysages, rugby, gastronomie et découverte de l’Auvergne.
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Notre vélotrip en quelques chiffres
Les deux journées étaient volontairement très différentes.
Le samedi, l’objectif était de rejoindre Clermont-Ferrand suffisamment tôt pour assister au match de rugby. Le dimanche, nous pouvions au contraire privilégier les beaux paysages et construire une étape beaucoup plus longue et montagneuse.
Jour 1 : Égletons – Clermont-Ferrand
- Distance : 108,11 km
- Dénivelé positif : 1 859 m
- Temps de déplacement : 4 h 32 min
- Temps écoulé : 6 h 07 min
- Vitesse moyenne : 23,8 km/h
- Vitesse maximale : 61,3 km/h

Jour 2 : Clermont-Ferrand – Égletons
- Distance : 153,19 km
- Dénivelé positif : 3 050 m
- Temps de déplacement : 6 h 57 min
- Temps écoulé : 8 h 48 min
- Vitesse moyenne : 22 km/h
- Vitesse maximale : 62,8 km/h


Jour 1 : Égletons – Clermont-Ferrand, 108 km avant le coup d’envoi
Objectif : arriver à Clermont en début d’après-midi
La première journée avait une contrainte assez simple : ne pas être en retard. Le match entre l’ASM Clermont Auvergne et le Stade Français était programmé à 16 h 35 au stade Marcel-Michelin. Il fallait donc arriver à Clermont-Ferrand en début d’après-midi pour avoir le temps de rejoindre notre logement, poser les vélos, nous changer et marcher jusqu’au stade.
Nous avons volontairement choisi un itinéraire assez direct entre Égletons, Ussel, Bourg-Lastic, Rochefort-Montagne et Clermont-Ferrand. Au programme malgré tout : 108,11 kilomètres et 1 859 mètres de dénivelé positif. De quoi faire chauffer les jambes avant même de s’installer en tribune.
Des routes rapides… mais un peu moins bucoliques

Cette première étape emprunte principalement des routes départementales assez roulantes, avec un revêtement généralement excellent. Un vrai avantage lorsqu’il faut couvrir plus de 100 kilomètres tout en respectant une heure d’arrivée.
En contrepartie, ces axes sont plus fréquentés que les petites routes secondaires et demandent davantage de vigilance face à la circulation. Les paysages sont aussi parfois moins séduisants que ceux que nous découvrirons le lendemain, mais ce samedi, la priorité était avant tout d’avancer efficacement pour arriver à l’heure au match.
Pause déjeuner à Rochefort-Montagne : penser à réserver

Nous avions prévu de faire notre pause déjeuner à Rochefort-Montagne. Notre idée initiale était de nous installer tranquillement dans un restaurant du village pour prendre un plat chaud avant de repartir. Petit problème : le restaurant était complet.
Un samedi midi, dans un petit village, les possibilités de repli ne sont pas forcément nombreuses. C’est un détail à retenir lorsqu’on prépare ce type de sortie : si l’on prévoit précisément de déjeuner dans un village, mieux vaut réserver à l’avance.
Nous avons donc adopté le plan B. Direction la supérette pour un ravitaillement sur le pouce : sandwichs triangles, chips et canettes. Moins gastronomique que prévu, certes, mais suffisant pour reprendre la route vers Clermont. La truffade attendra le soir.
Clermont-Ferrand en ligne de mire

Après 4 h 32 min 45 s de déplacement, nous arrivons finalement à Clermont-Ferrand.
Notre moyenne s’établit à 23,8 km/h malgré les 1 859 mètres de dénivelé positif. Avec les pauses, un peu plus de six heures se sont écoulées depuis notre départ d’Égletons. Surtout, le timing prévu est respecté. Nous sommes à Clermont en début d’après-midi et avons largement le temps de préparer la suite du programme.
Un appart-hôtel à quelques minutes du stade Marcel-Michelin
Nous n’avions pas choisi notre hébergement par hasard. Nous avions réservé un studio au Residhome Clermont-Ferrand Gergovia, avenue de la République, à moins de cinq minutes à pied du stade Marcel-Michelin.
La proximité avec le stade était évidemment très pratique, mais un autre critère avait fortement pesé dans notre choix : le balcon. Nous avions volontairement sélectionné ce logement car l’établissement nous avait donné son accord pour stocker les vélos sur le balcon de notre studio. Pour un vélotrip, c’était une solution simple et rassurante.
Autre avantage : le tarif était plutôt attractif. 75€ pour la nuit et le petit déjeuner. Petit bémol tout de même : les appartements ne sont pas climatisés. C’est précisé. Pour un séjour au cœur de l’été, cela doit probablement être un peu plus compliqué. Mais à la mi-septembre, aucun souci : les nuits commencent déjà à être fraîches en Auvergne.
Le samedi soir, nous sommes passés à la réception de l’hôtel pour réserver notre petit-déjeuner à emporter du lendemain matin. Il était proposé au tarif de 9 € et nous pouvions le récupérer dès 8 h dans la salle du petit-déjeuner.
Au menu : viennoiserie, café, jus d’orange, pain, confiture, compote… Bref, le nécessaire pour prendre quelques forces avant de reprendre la route. Cette solution nous évitait surtout de devoir partir à la recherche d’un café ouvert le dimanche matin.
Assister à un match de l’ASM au stade Marcel-Michelin


Chaque année, avec un ami, nous essayons de construire notre vélotrip autour d’une activité qui donne un vrai objectif au week-end.
Cette fois, l’idée était simple : rejoindre Clermont-Ferrand à vélo pour assister à un match de l’ASM au stade Marcel-Michelin. Après les 108 kilomètres de la journée, nous avons donc posé les vélos, changé de tenue et pris la direction du stade.
Quand on aime le rugby, difficile de ne pas apprécier l’ambiance du Michelin et le spectacle du Top 14… même quand on reste avant tout supporter du CA Brive Rugby !
C’est aussi ce que nous aimons dans ce type de vélotrip : avoir une bonne raison de prendre le vélo et profiter pleinement de ce que l’on trouve une fois arrivé.
Une truffade pour terminer la journée
Après le vélo et le rugby, il fallait évidemment s’intéresser à une autre spécialité locale. Le soir, nous avons choisi Le Kitchen, à Clermont-Ferrand, pour profiter d’un restaurant de terroir. Et difficile de passer une soirée en Auvergne sans goûter à une bonne truffade.
Après plus de 100 kilomètres de vélo, inutile de préciser que nous n’avons pas vraiment culpabilisé devant la charcuterie, les pommes de terre et le fromage. Et puis, avec ce qui nous attendait le lendemain, on pouvait presque considérer cela comme de la préparation nutritionnelle. Car si le parcours de samedi avait été optimisé pour le match de rugby, celui de dimanche est une tout autre histoire.
Jour 2 : Clermont-Ferrand – Égletons par le Sancy
L’objectif de cette deuxième journée était totalement différent. Plus de match à rejoindre et plus d’heure d’arrivée imposée. Nous voulions profiter pleinement de l’Auvergne, de ses paysages et de ses reliefs, tout en nous offrant une belle journée de sport.
Plutôt que de reprendre le chemin le plus direct vers Égletons, nous avions donc dessiné un itinéraire passant volontairement par plusieurs lieux incontournables : Clermont-Ferrand → lac d’Aydat → lac Chambon → col de la Croix-Morand → Le Mont-Dore → Bort-les-Orgues → Neuvic → Égletons.
Une journée qui promettait autant pour les yeux que pour les jambes. Au total : 153,19 kilomètres et 3 050 mètres de dénivelé positif. Le vrai gros morceau du week-end.
Du lac d’Aydat au lac Chambon

Dès que l’on quitte Clermont-Ferrand, l’ambiance change complètement par rapport à la veille. Les grands axes laissent place à des routes plus agréables, au relief et aux paysages auvergnats.
Après une longue montée pour sortir de Clermont, nous arrivons au lac d’Aydat, première vraie récompense de la journée. C’est d’ailleurs à cet endroit que j’ai réalisé mon premier triathlon au format M.
La route se poursuit ensuite vers le lac Chambon, tandis que le massif du Sancy prend progressivement de plus en plus de place devant nous. C’est exactement ce que nous étions venus chercher ce dimanche : de belles routes, du relief, des lacs et surtout le plaisir de prendre le temps de regarder autour de nous. Après l’étape plus directe de la veille, nous avions enfin cette vraie sensation de voyage à vélo.
Le col de la Croix-Morand et le Mont-Dore


Le parcours poursuit ensuite sa route vers le col de la Croix-Morand, avant de rejoindre Le Mont-Dore.
Avec les kilomètres et le dénivelé accumulés depuis le matin, une vraie pause déjeuner commençait à devenir nécessaire. Et cette fois, pas question de finir avec un sandwich triangle.
Pause déjeuner au Mont-Dore
Nous nous sommes arrêtés dans le centre du Mont-Dore au restaurant Le Panthéon, sans avoir réservé. Cette fois, nous avons eu davantage de chance que la veille à Rochefort-Montagne. Le restaurant propose notamment un plat du jour, mais également des burgers et des plats régionaux. Nous avons opté pour le plat du jour, confit de canard sauce aux cèpes, qui s’est révélé très bon.
Une vraie pause à table fait du bien au milieu d’une étape de plus de 150 kilomètres. C’est aussi ce que j’apprécie dans ce type de vélotrip : nous ne cherchons pas uniquement à enchaîner les kilomètres. Le vélo permet justement de traverser des territoires, de s’arrêter dans les villages et de profiter de ce que l’on trouve sur la route.
Direction Bort-les-Orgues
Après Le Mont-Dore, nous poursuivons notre route en direction de Bort-les-Orgues. La ville est notamment connue pour ses impressionnantes orgues, qui dominent Bort et constituent l’un des paysages caractéristiques du secteur. Au fur et à mesure que nous avançons, nous nous rapprochons de la Corrèze. Mais les kilomètres commencent aussi sérieusement à s’accumuler.
Bort-les-Orgues, Neuvic puis Égletons

Depuis Bort-les-Orgues, notre parcours prend la direction de Neuvic et de son lac. Avant d’entamer la dernière partie de l’étape vers Égletons, nous nous accordons une nouvelle pause au bord de l’eau. Au programme : un soda et une glace. Une dernière pause bienvenue avant de terminer ce long week-end à vélo.
Il reste encore les derniers kilomètres pour rejoindre Égletons et boucler notre parcours. En deux jours, nous aurons finalement parcouru 261 kilomètres et gravi 4 909 mètres de dénivelé positif, avec deux journées très différentes : une première étape rapide pour rejoindre Clermont et le stade Marcel-Michelin, puis un retour beaucoup plus touristique et montagneux à travers les paysages d’Auvergne.
Un match de rugby, une truffade, plusieurs lacs, le Sancy et plus de 260 kilomètres à vélo : exactement le genre de programme que nous recherchons lorsque nous imaginons ces vélotrips annuels.
Quel équipement pour deux jours à vélo ?
Pour une seule nuit à Clermont, inutile de transformer le vélo en mulet. Pas de bivouac, pas de tente, pas de sac de couchage : nous pouvions donc partir relativement légers. Mon équipement reposait principalement sur une sacoche de guidon et une sacoche de selle.

À l’avant du vélo, j’utilisais une sacoche de guidon Zéfal Z Adventure F10. J’y avais stocké :
- une paire de chaussures ;
- un K-Way ;
- des chaussettes ;
- mon portefeuille ;
- du ravitaillement solide.
Cette configuration permettait d’emporter le nécessaire tout en évitant de rouler avec un sac à dos pendant plus de 100 kilomètres.
À l’arrière du vélo, dans la sacoche de selle, se trouvait principalement tout ce dont je n’avais besoin qu’une fois arrivé à Clermont :
- un pantalon en lin ;
- un tee-shirt ;
- une micro-polaire ;
- un boxer ;
- une brosse à dents ;
- du dentifrice ;
- ma tenue de vélo pour le lendemain ;
- les chargeurs.
Finalement, pour deux jours de vélo et une nuit à l’hôtel, il est parfaitement possible de voyager avec assez peu d’affaires. Et quand près de 5 000 mètres de dénivelé positif vous attendent sur le week-end, chaque objet inutile laissé à la maison est plutôt bienvenu.
